Film Avitikpamba : ce que tout le monde doit savoir !

Pour la première fois, l'ORTB a diffusé un film d'action 100 % made in Bénin. Ce film, c'est Avitikpamba. La diffusion a le mérite d'intéresser tout le monde. On en veut pour preuve les nombreuses réactions de part et d'autre sur les réseaux sociaux. Si les uns apprécient le travail de Sprints Gboko et son équipe, les autres n'ont pas forcément la même vision.

En effet, on peut relever certaines tares dans la production du film. La qualité des scènes n'est pas forcément celle qu'on aimerait avoir. Cependant, plusieurs raisons justifient cette apparente insuffisance de qualité. La première, selon Crisba, c'est l'absence d'effectifs.

Absence d'effectifs et de moyens techniques

Crisba affirme : «?Vous devez savoir que Sprints Gboko est à lui seul au casting, à l'écriture du script, du scénario ou du synopsis, à la mise en scène, au cadrage, à la réalisation, au montage et aux effets spéciaux.?» Il va de soi que, pour obtenir une excellente qualité dans la production d'un film, chaque rôle devrait être assuré par une équipe. Or, dans le cas présent, Sprints Gboko était à tous les postes.

Le manque de matériel constitue une autre raison qui pousse à admirer davantage Avitikpamba. Crisba révèle que le réalisateur a utilisé «?une caméra Canon 600d et un ordinateur Dual Core Ram 3gb... et c'est tout, absolument tout et il y a beaucoup de personnes qui peuvent témoigner.?» Le rappeur, qui a participé au projet en tant qu'acteur, continue en disant que «?pour la deuxième partie [l’équipe a dû] tourner certaines scènes avec un téléphone portable.?» Clairement, le tournage s'est déroulé dans des conditions peu réjouissantes.

« Des mois de tournage sans aucun sponsor »

Bien que réduite au strict minimum, l'équipe «?Projet Awa?» n'en est pas restée abattue. Au contraire, elle s'est attelée à la production d'un film d'une qualité optimale. Au fond, comme le dit Keurblaan, «?les gens voient un film tout à fait banal, mais derrière tout ceci, ce sont des mois de tournage sans aucun sponsor ». Au vu de ces nombreux éléments, il est évident qu'on ne regardera plus les projets de « Projet Awa » de la même façon.

Passion, abnégation, travail… ce sont les mots qui définissent le mieux le film Avitikpamba et les autres séries du collectif. Pou rappel, l'ORTB diffusera bientôt le volume 2 du film.