Comment Vano Baby est devenu le rappeur le plus fou du rap game béninois ?

En un rien de temps, sa carrière a pris un envol et pas des moindres. Personne ne le voyait venir, pourtant il a su s'imposer et s'impose encore dans le rap game béninois. Si certaines personnes pensent qu'il a réussi là où certains de ses aînés ont échoué, Vano Baby a choisi une manière assez spéciale de faire de la musique. Son registre aussi vulgaire soit-il, il l'assume et le défend à chaque sortie de ses sons.
Sorcier vivant déclaré, Vano Baby est la preuve qu'il ne faut jamais faire du suivisme en musique. Fier de sa vulgarité et de la force de ses paroles, ce jeune artiste est devenu un rappeur dont le nom et la musique font souvent objet de polémique.

Me demanderiez vous, mais comment est il devenu le rappeur le plus fou du rap game béninois ?
Étant un artiste qui s'assume et s'assure, il a pour habitude de ne pas souvent accorder une assez grande importance à tout ce qui se dit sur sa personne et sa musique. S'il a été révélé au grand public par un concours, il n'a pas attendu que les choses s'imposent à lui, il a plutôt fait le contraire.

Vano Baby est un artiste audacieux et ne le cache pas. Ses titres en disent long. "Nan Gbon Houn Ni" (Je Vais Lui Sucer Le Sang) est un morceau assez osé et interdit aux enfants selon ses propos traduits par "Qu'un enfant n'écoute pas mes flows, c'est trop violent"
Serait il réellement fou ce Vano ?

"Vano Wê" : Avec des paroles assez fortes et provocatrices, il a affirmé être le rappeur dont le monde crie et chante le nom. Et on dirait bien qu'il a une raison de le dire. À la sortie de "Adigoué Gboun Gboun" (Gros Cul), les choses sont devenues assez claires : Ce garçon est un artiste pour qui la vulgarité et la dépravation vont bien ensemble. Ce titre lui a même valu un featuring avec Mister Blaaz, son aîné qui lui a tendu la perche. Le public ayant adhéré et l'ayant totalement adopté se demandait si à une prochaine sortie il ferait pareil ou non ; mais non il a préféré rester fidèle et ferme à son registre musical.

Et pour ça, Vano a servi ce que tout le monde présageait mais un peu plus pervers et grotesque. "Man Zé Wé Do Charge" (Je Vais Te Charger), ce fameux morceau défiant toute dépravation a été pendant un long moment le pain quotidien des fans ou non, créant parfois de dispute ou une guerre de clan. Des aînés et acteurs du showbiz ont à la limite proposé une censure de cette chanson devenue malgré tout le refrain de plusieurs jeunes. Mais au delà de tout ce qui se disait et se faisait, Vano n'a pas daigné rebrousser chemin. Peut-être aurait-il oublié qu'il est au Bénin et qu'ici les mœurs ne sont pas prises à la légère.

Hélas il s'en foutait. Et le comble, c'est que le public le réclamait et grâce à cette polémique étendue sur les réseaux sociaux, Vano a gagné du terrain et est devenu pendant un bon moment un gros sujet d'actualité. Cette affaire lui a valu son classement dans le top 10 des personnes les plus influentes de l'année 2016. Son public s'est de plus en plus élargi, et pour ceux qui ne le connaissaient pas, c'était l'occasion de redécouvrir cet artiste qui a longtemps défrayé toutes les chroniques. Des prestations, il en faisait et au delà du pays notamment en France et au Gabon. Il a également participé à l'ouverture de la CAN des moins de 17 ans. Aussi, a t-il eu l'occasion de collaborer avec l'artiste gabonais NG Bling, une première collaboration du genre pour l'artiste qui n'a loupé aucune occasion de chanter une fois de plus ce qu'il aime : le sexe !

La vulgarité semble bien lui aller puisque samedi 15 juillet, à l'occasion de l'acte II du Summer Time organisé par la salle de spectacle Concerto Vano Baby fait à nouveau parler de lui. Décidément ! Et cette fois ci d'une manière assez spéciale. Pendant sa prestation, l'artiste a fait danser une fille presque nue. Une affaire qui a fait le tour des médias réseaux sociaux et loin. Le magazine Ivoirien First Magazine en a parlé. Chose bizarre, cette polémique a semblé n'ébranler en aucune manière la carrière de Vano qui s'est défendu affirmant qu'il ne pouvait rien face à une fan surexcitée. De toutes façons, des photos obscènes ont circulé. Une situation qui a fait coulé assez d'ancre et de salive. Informé, le Préfet du Littoral Modeste TOBOULA n'a eu d'autres choix que de rappeler l'artiste et les organisateurs du concert à l'ordre afin d'éviter que de telles choses ne se reproduisent. Et comme d'habitude Vano Baby est resté serein et confiant. Rien ne lui fait peur on dirait !

Sa carrure, sa confiance inébranlable en sa carrière, son égo de star, son audace sans limite, sa vulgarité sont autant de choses qui font de lui le rappeur le plus fou du rap game béninois !

Changera t-il un jour ?